Santé universelle : La 2ème réunion annuelle des Experts de laboratoire s’ouvre à Lomé

 Santé universelle : La 2ème réunion annuelle des Experts de laboratoire s’ouvre à Lomé

L’Oeil d’Afrique, le 28/03/2022

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Identifié comme étant l’un des facteurs à l’origine de l’aggravation des crises sanitaires dans le monde, selon les informations disponibles à l’international, les agents résistants aux antimicrobiens restent pour l’Afrique de l’ouest, pour l’instant peu circonscrits.

De ce fait l’organisation ouest africaine de la santé dans le souci d’aider les états de l’Afrique de l’ouest à mieux prendre en compte les mesures pour la prévention des crises, mieux trouver les moyens de lutter efficacement contre les pandémies, du fait de la prolifération des agents pathogènes non encore maîtrisés.

La deuxième réunion annuelle du réseau régional ouest africaine des laboratoires de référence se tient à Lomé du 28 au 30 Mars 2022 voit la participation des experts du comité technique ayant élaboré l’ensemble des stratégies à suivre dans le cas d’espèce.

La rencontre se déroule à Lomé la capitale togolaise, avec pour ordre du jour de présenter les actions encours dans un premier temps, de montrer les niveaux d’avancement, les forces et faiblesses, puis les moyens à mettre en œuvre pour la concrétisation des objectifs tels que le renforcement des laboratoires, également les méthodes à initier pour faire valoir les informations à même de servir d’indicateurs à la prise de décision.

Durant trois jours, les services de laboratoire vont mener des travaux, echanges et discussion afin de fournir des résultats impératifs à cet effet.

Il est de notoriété que la crise liée à la résistance aux antimicrobiens est due au fait que la plupart des prises en charge des maladies, ne tiennent souvent pas compte de certaines prophylaxies indicatives. De ce fait, il se développe des résistances et de formes variées de virus, de microbes et de fongites qui dans leur mutation, provoquent des maladies difficilement soutenables par les molécules connues jusqu’à ce jour.

Aussi, les laboratoires ne se trouvent plus à même de détecter ce type de microbe, et en l’absence de registre d’information sur les cas de maladies constatées, dont nombre en circulation, on remarque une croissance rapide du taux de prévalence, et de mortalité sans en savoir les causes réelles.

C’est donc pour palier à cet état de fait que l’OOAS aura fait œuvre utile en regroupant à Lomé les experts et cadres de laboratoires sanitaires, pour en sommes prendre les mesures appropriées.

Dans ce cadre, il a été fait mention de ce que même la qualité de la chaîne alimentaire et environnementale fait de qualité malsaine des coins et des gîtes larvaires joue en matière de la résistance aux antimicrobiens.

Raison pour laquelle, un protocole de surveillance établi a été montré en terme de démarche à suivre. Ceci a été précédé des différentes pratiques de surveillance de l’environnement pour la mitigation des risques de prolifération des agents pathogènes et sources de contagions. Les cas du Ghana et du … ont été présentés.

En somme, la santé à partir de ce moment, tient compte de la qualité de vie. Ainsi le représentant du Niger a mentionné que les avancées observées dans leur pays en terme d’amélioration de la qualité de vie a amener à constater la disparition de certaines maladies.

C’est à croire que la rencontre de Lomé fonde l’espoir de voir une Afrique de l’ouest dénudée des crises sanitaires, et pour le Togo, cette rencontre revêt d’une double importance, dans la mesure où, le Togo a entamé la noble ambition de la mise en place de la couverture sanitaire universelle.

Kossi Blaise Ayegnon

L'OEIL D'AFRIQUE