Cap sur la Coopération Technologique : Un Nouveau Pacte Afrique–Occident

 Cap sur la Coopération Technologique : Un Nouveau Pacte Afrique–Occident

L’Oeil d’Afrique, le 02/12/2025
+228 90214293/92178279

L’Afrique demeure, depuis toujours, le véritable partenaire de l’Occident. Cette réalité devrait servir de boussole à la nouvelle orientation stratégique occidentale en matière de transfert de connaissances. Il faut rappeler que l’avancée technologique de l’Occident, dans la période moderne récente, a été rendue possible par sa détermination à s’inspirer, depuis des siècles, des savoirs civilisationnels acquis en Égypte antique par les Grecs — un héritage transmis avec la complicité bienveillante des peuples africains, qui ont maintenu des relations de coopération, contrairement à certains pays asiatiques qui ont parfois privilégié une logique d’imitation rapide dans leur trajectoire de développement.

Cependant, avec l’évolution actuelle du monde, l’Afrique ne peut plus se contenter d’être seulement un fournisseur de ressources minières destinées à être transformées puis revendues. Elle doit aussi être capable de répondre aux nouveaux enjeux concurrentiels où certains « nouveaux dragons » utilisent les technologies occidentales pour produire, copier, détourner et inonder les marchés — au détriment à la fois de l’Occident et de l’Afrique elle-même.

Il est évident que, dans certains contextes, l’Afrique — et en particulier l’Afrique francophone — n’a jamais été autorisée ou encouragée à développer des industries de haute technologie, comme l’aéronautique. On n’imagine pas qu’un pays africain puisse être autorisé à tenter de reproduire un Airbus ou d’entrer sur ce marché. Ce système hérité de la « Françafrique » doit aujourd’hui être repensé.

Il est temps que la France décide de faire de l’Afrique une zone technologique d’urgence, un espace stratégique où pourraient être transférées des compétences, des chaînes de production, des savoir-faire industriels. Une telle orientation permettrait non seulement de corriger les torts causés par ceux qui pillent injustement l’innovation occidentale, mais aussi de reconquérir le marché africain et de contrer l’avancée de produits de contrefaçon qui envahissent le continent.
En renforçant ses partenariats avec l’Afrique — comme ce fut le cas avec l’assemblage de Peugeot au Nigeria — l’Occident transformerait un risque de rupture systémique en une opportunité historique de consolidation des liens séculaires Occident-africains.

En attendant, le continent africain continue d’espérer que les sacrifices de ses ancêtres tombés pour la liberté, touchent le cœur des décideurs actuels afin qu’ils rendent à l’Afrique, ce qu’elle peut légitimement attendre, pour offrir un avenir meilleur à sa jeunesse.

AYEGNON TOVALOU KOSSI BLAISE / EXPERT MEDIA
+22890214293
blaiseayegnon@gmail.com

L'OEIL D'AFRIQUE

Articles Connexes

Laisser un commentaire